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Serigne Cheikh
Serigne Cheikh
وَلَكِنْ جَعَلْنَاهُ نُوراً نَهْدِي بِهِ مَنْ نَشَاءُ مِنْ عِبَادِنَا
EL HADJI MALICK SY, LE CHEVALIER DES VERTUS DU CIEL

En 1917, Georges Hardy, Directeur de l'Enseignement en Afrique Occidentale Française, publiait son ouvrage « Une conquête Morale, l'Enseignement en AOF » ; un ouvrage préfacé par le Gouverneur Général de l'époque, François Joseph Clozel... mais, ces conquérants colonisateurs, savaient-ils qu'ils avaient en face d'eux, un autre conquérant moral, dénommé El Hadji Malick Sy ?

 

Plus qu'un résistant, Seydil Hadj Malick était un conquérant... un conquérant d'idées.


Serigne Cheikh déclarait à l'occasion de l'une de ses conférences : "Face aux réalités du système colonial, Maodo proposa sa médiation pour sauver les âmes".

La mission de Médiation, voire de Sauveur du patriarche de la tijaniyya n'était pas facile. Il lui fallait être particulièrement conquérant, mais aussi et surtout, foncièrement cultivé... car, ce n'était guère par les armes ou l'autosatisfaction qu'on pouvait triompher d'un système actif d'assimilation culturelle, mais par les idées, l'ouverture d'esprit et l'instruction. Il va sans dire que sur ces domaines, Seydil Hadj Malick était imbattable...

Paul Marty, en mettant en exergue l'importance des bibliothèques du Sénégal, citait en première position celle de Maodo et affirmait sans équivoque :

« El Hadji Malik à Tivaouane (Cayor), indubitablement le marabout le plus lettré du Sénégal ».

Cette affirmation de Marty est d'autant plus justifiée qu'il trouvait dans la bibliothèque de Maodo une variété de documents qui ne concernait pas exclusivement le domaine religieux de l'islam, mais aussi d'autres domaines, car s'y trouvait des Bibles venant des missionnaires chrétiens et d'autres livres offerts par le Gouverneur général. Cette diversité de documents témoigne de l'ouverture d'esprit de Seydil Hadj.

Par ailleurs, Marty n'a fait que confirmer et compléter les propos de Destaing Edmond, Directeur de la Médersa de Saint-Louis, qui déclarait, après une visite chez Maodo en 1908 :

« Sous le rapport du savoir, je crois pouvoir affirmer que de tous les marabouts du Cayor, El Hadj Malick Sy est le plus instruit et le mieux en mesure de rendre clairement ce qu’il a acquis. Il parle l’arabe littéraire avec une correction et une pureté que lui envieraient bien des professeurs du Maghreb, et il écrit avec une simplicité et une élégance que l’on pourrait souhaiter à beaucoup d’écrivains arabes ».


SON CURSUS


L'étude de sa vie montre qu'il a effectué un parcours limpide, sans faute ni bavure avec des résultats probants, plus que satisfaisants. Marty de nous décrire l'influence de Maodo en 1916 :

« Quoique d'origine toucouleure, celui-ci est le chef d'un très important groupe de Tidianïa Ouolof. Les indigènes du Cayor et de la voie ferrée Dakar-Saint-Louis, ainsi que la plupart des électeurs et élus noirs des quatre communes de plein exercice du Sénégal, sont tous sous son obédience directe ».

Pourtant, ses moyens matériels étaient trop limités... mais ses ressources spirituelles, inépuisables. Ainsi, avait-il habitude de dire que la seule arme dont il disposait était son chapelet.

A l'image du prophète, il est né, alors que son père n'était plus de ce monde, mais il avait un oncle Al Fâhim Mayoro qui était déjà informé de son destin éclatant par le Cheikh Umar Al Fouty, avant même sa naissance.

Dès sa tendre enfance, El Hadji Malick étudia toutes les sciences spirituelles dispensées dans son terroir et au-delà. C'est ainsi que, très jeune, son oncle lui donna l'héritage qui lui venait d'El Hadji Umar.

A 33 ans, Maodo quitte le Sénégal pour accomplir le cinquième pilier de l'islam : Le pèlerinage à la Mecque.

A l'occasion de ce pèlerinage, il ne pouvait manquer de visiter la tombe du prophète... son bien aimé, sa référence absolue. Ce n'est pas pour rien qu'il est l'organisateur du plus grand Mawlidun Naby de tous les temps.

L'attachement de Maodo à l'égard prophète était sans commune mesure. En effet, une fois à Médine, il ne voulait plus quitter. Il voulut y demeurer éternellement, ivre qu'il était de son amour pour cet élu du Miséricordieux.

Il y demeura un certain temps, jusqu'à ce qu'un serviteur de Dieu, vienne lui dire "Votre pays à besoin de votre érudition". Il se décida alors à revenir au bercail pour accomplir sa haute et très noble mission de SAUVEUR.


PÔLE DE SON TEMPS


Après la disparition d’El Hadji Oumar, la mort de Maba Diakhou Bâ, et la démission volontaire ou involontaire de dignitaires religieux de son temps, Maodo et ses hommes se sont implantés de façon significative sur toute l’étendue des capitales coloniales, des fiefs ceddo et même au-delà, pour raviver la foi religieuse des musulmans et développer l'enseignement islamique.

Serait-il exagéré de lui attribuer le titre de Pôle (Qutb) de son temps, tant et si bien qu’il fut la personnalité religieuse la plus influente, et l'autorité musulmane la mieux écoutée ?

Paul Marty témoigne en 1917 :

« L’influence exercée par Al-Hadji Malik s’étend à tout le Sénégal, sauf pourtant aux régions du Haut-Fouta toucouleur. Elle est particulièrement sensible dans tout le bas Sénégal, de Saint-Louis au Saloum. Ce marabout paraît être à l’heure actuelle le Cheikh religieux le plus important et le plus considéré de la colonie, comme il en est le plus lettré et le plus sympathique. Beaucoup de points litigieux en matière religieuse, morale ou culte lui sont soumis. C’est lui notamment qui, s’il y a doute, fixe le jour de l’ouverture ou de la rupture du jeûne pour le ramadan ».

RESISTANT HORS PAIR


Un musulman de la dimension de Maodo, héritier successeur d'El Hadji Oumar dans la tijaniya, ne pouvait se soustraire aux inquiétudes du colonisateur ; c'est pouquoi, dès l'année 1893, il commença à répondre aux diverses convocations pour clarifier l'objet de sa mission à laquelle il ne comptait aucunement renoncer.

Sur le plan ésotérique, on peut affirmer sans ambage, que cette mission de Maodo, n'est autre que celle du prophète car, lors de sa première convocation, il vit le prophète en personne lui tenir compagnie, lorsqu'il entrait dans le bureau du gouverneur.

Il va sans dire que le colon ne lui facilitait toujours la tâche ; il vécut parfois des situations particulièrement difficiles.

En 1919, il eut la visite surprise d'El Hadji Abdoul Hamid Kane, qui l'informa d'une mesure inopportune du commandant de cercle Paul Brocard, interdisant formellement les appels à la prière et les séances de wazifa... Maodo se confia alors à son "Confident", le prophète Muhammad Sws, à travers une qaçida de cinq strophes débutant en ces termes :

ALÂ YÂ RASSÛLAL-LÂHI YÂ AF’DALAL WARÂ
FA HÂ NAHNU FÎ ‘DÎQIN SHADÎDIT-TARAAKOUMI...

Oh, Messager d’Allah, Oh Meilleur des créatures.
Nous voici dans une situation d'extrême étroitesse...

Il s'agit d'une qaçida de cinq (5) strophes, à l'image des cinq (5) piliers de l'islam et des cinq prières (5) quotidiennes qui a eu pour "effet" la révocation quasi instantanée de l'autorité coloniale auteur de cette malencontreuse décision... à savoir, moins d'une semaine après.

Cela veut dire que Maodo a dû résister à bien des contraintes pour le triomphe de ses idées.


GRAND STRATEGE


Contrairement à beaucoup de ses congénères qui préféraient investir les zones rurales loin du regard des colons, Maodo s'installa à la rue Andrés Lebon à Saint Louis, capitale du Sénégal, à quelques encablures du palais du gouverneur. C'est ainsi que débuta ses conquêtes d'idées qui s'articulaient autour de trois leviers : l'éducation et la formation, la formation de formateurs, le déploiement géographique.

C'est ainsi qu'il mit en place, partout ou l'occasion le lui permit, des daaras de haute facture pour l'éducation de base et l'instruction des populations.
Il s'installa ensuite à Ndiarndé pour dérouler tout un programme de formation de formateurs avant de se fixer définitivement à Tivaouane, non loin de la gare ferroviaire pour coordonner les actions de ses lieutenants ou Mouqaddam, sans pour autant renoncer à ses activités de formation.

En grand visionnaire, il n'eut guère le radicalisme d'un Lat Dior Diop...

 

 

Ainsi pour la réussite de sa mission, mit-il à profit les infrastructures du colon, notamment la liaison ferroviaire Dakar-Saint-Louis-Dakar qui lui permit de faire la navette entre ses points stratégiques (les métropoles) afin de coordonner le déploiement de ses "troupes".

MAÎTRE FORMATEUR


Seydil Hadj Malick a très tôt embrassé le "méTier" de formateur. C'est ainsi qu'à chaque fois qu'il en eut l'occasion, il créa son dara pour permettre au musulmans de mieux connaître leur religion.


En 1895, année de création de l'AOF (Afrique Occidentale Française), Maodo initia le séminaire de Ndiardé, un Daara Supérieur où il forma les sommités de la religion pour les disséminer ensuite sur tout le territoire national et même au-delà, pour prêcher la parole du Tout Puissant et les enseignements de son Messager.
De 1895 à 1902, donc sept (7) années durant, Maodo a pu s'investir mieux qu'un professeur d'université ou maître de conférences, à cette noble tâche de formation de formateurs.

Au moins quatre-vingt dix-neuf séminaristes, de grands érudits, furent décomptés dans cette phase de Ndiardé.

Après le séminaire de Ndiardé, Maodo instaura comme le qualifie Marty, l'université populaire de Tivaouane ou d'autres érudits furent formés et responsabilisés dans le cadre de la vulgarisation des enseignements de l'islam.

Paul Marty de décrire : « La caractéristique de la zaouïa de Tivaouane, c'est qu'elle constitue une véritable université populaire. Elle a formé une quantité considérable de maîtres d'école coraniques qui se sont répandus à travers le bas Sénégal, ont formé à leur tour une nouvelle pléiade de maîtres et ont ainsi contribué à répandre largement les rudiments de l'enseignement musulman... »

Marty de poursuivre : « L'enseignement d'Al Hadj Malik, d'abord ambulant, puis fixé à Marné et enfin définitivement implanté à Tivaouane, cœur du Cayor, a été un des gros facteurs de la diffusion de la science coranique, et partant un agent de plus intense islamisation, au Sénégal, pendant le dernier quart de siècle ».


CONQUERANT


El Hadji Malick Sy avait une lecture particulièrement pointue de la géopolitique qui lui permit de déployer une "géostratégie" d'une très grande efficacité. Ainsi, du Sénégal et ses régions, à l'AOF et ses terroires, n'avait-il rien laissé au hasard.

Ses Lieutenants se retrouvent partout au Sénégal et dans la presque totalité des territoires de l'AOF, même si dans une certaine mesure, les espaces d'obédience omarienne ou mauritanienne ne constituaient une préoccupation chez lui. Cela veut dire que son objectif n'était guère de concurrencer ses prédécesseurs, loin de là, mais de continuer leur mission. N'est-ce pas lui, le successeur d'El Hadji Omar ?

Avant même sa naissance, Al-Foutiy annonçait sa venue à son oncle Alfâhim Mayoro, en lui confiant que "ce futur Malick sera le continuateur de ma mission. Il partira des limites de mon terroir et avancera jusqu'aux collines de l'extrême ouest (Les Mamelles)".

Seulement, à la différence de son valeureux prédécesseur qui était obligé de prendre les armes, Maodo devait surtout utiliser des moyens intellectuels pour atteindre son objectif.

C'est ainsi que le royaume ceddo ainsi que les métropoles coloniales, constituèrent ses priorités.


LE ROYAUME CEDDO


Paul Gaffarel, dans une publication de 1893, tenait cette affirmation : « Le Cayor, par sa position géographique entre nos deux métropoles sénégalaises pouvait devenir un voisin dangereux ».

Maodo, le pôle avisé, avait-il seulement pris connaissance de cette position stratégique du Cayor ?
En tout état de cause, après avoir bien formé ses séminaristes de Ndiarndé, il s'installa en 1902, au cœur du royaume Ceddo : Tivaouane. A la même année, il décréta le grand rendez-vous annuel pour la célébration de la naissance du prophète de l'islam, le Mawlidun-Naby.

Alors que le "gamou" était tout simplement une danse païenne, Maodo institua la célébration du Mawlid et la baptisa "gamou"... C'est ainsi pour lui, l'occasion idéale de rencontrer et de communier annuellement avec ses multiples et valeureux lieutenants affectés aux diverses contrées du pays, mais aussi de profiter de l'occasion pour faire la synthèse de ses enseignements et les conformer au réalités de l'époque.

On n'a pas besoin de dire que Maodo a bien réussi sa mission, puisqu'on ne parle plus du gamou païen et que le rendez-vous de Tivaouane est devenu à l'échelle mondiale, le plus grand rassemblement pour la célébration du mawlid.

Notons toutefois que l'objectif de Maodo n'a jamais été de combattre les valeurs culturelles du terroir, mais le fait que son gamou ait survécu à celui à caractère païen montre tout simplement la considération que les populations lui accordaient.


LA CAPITALE DE L'AOF


Maodo ne pouvait accepter que les colons soient à la fois maîtres du territoire et maîtres des consciences. C’est pourquoi il ne leur laissa aucune marge pour la réalisation d'un quelconque projet d’assimilation qui aurait pour effet le délaissement des valeurs de l'Islam.

1902 est l'année du transfert de la capitale de l'AOF à Dakar.
En cette même année, le projet de construction du palais de la république est validé.

Avant même l'inauguration du palais de la république en 1907, Seydil Hadj Implanta en 1905 sa Zawiya au Plateau, à quelques encablures des chantiers du palais… Décidément, en grand conquérent, il n’était guère disposé à céder du terrain.
En effet, Maodo ne se limitait pas simplement à l'établissement d'une zaouia, il veillait scrupuleusement aux enseignements délivrés par ses lieutenants à Dakar où il était mieux écouté que le colon.

Paul Marty, dans ses notes statistiques, déclarait : « On trouve à Dakar trente écoles qoraniques, soit trente marabouts enseignants. Sur ce nombre, vingt-huit sont Tidianïa, soumis pour les neuf dixièmes à l'obédience d'El Hadj Malik ».

PONTY-VILLE

La déclinaison "Ville" suivant le nom d’un colon existe dans la presque totalité des colonies françaises :

- Brazzaville au Congo,
- Treichville en Côte d’ivoire,
- Lastourville au Gabon

A l’instar de ces pays, le Sénégal allait avoir sa PONTY-VILLE...

Puisque les lébous de Dakar étaient à couteaux tirés avec l'autorité coloniale, notemment au sujet de la délocalisation de certains quartiers du Plateau. Maodo a pu assurer la médiation en demandant aux lébous d'émigrer vers Tilène comme l'avait fait le prophète en s'installant à Médine... ainsi leur annonçait-il la récupération de leur terre du plateau dans un certain avenir.

Alors, pour le nom du nouveau quartier, Maodo déclara « Madinatul-Munawwara », la ville du prophète. C’est l’actuel quartier de la MEDINA reconnu par arrêté le 19 septembre 1914 par William Ponty.

A la mort du Gouverneur Général Ponty en 1915, son successeur François Joseph Clozel a voulu rebaptiser la Médina en Ponty-Ville, mais il n'a pas été suivi par les populations, entièrement acquises à la cause de Maodo.

Etait-ce par ignorance, mépris ou provocation de la part de ce nouveau Gouverneur Général ?

En tout cas, Clozel a finalement bien reconnu les mérites de Maodo puisque, par décision du 28 avril 1916, il notifiait ainsi qu'il suit la liste des membres du Comité Consultatif des Affaires Musulmanes de l'AOF :


1. Cheikh Sidia, à Boutilimit
Mauritanie
2. Cheikh Saad Bou, à Khroufa
id
3. Amadou Moktar, à Boghé
id
4. Aboul Abbas Ahmed Baba, Cadi de Tombouctou
Ht. S. Niger
5. L'imam Mohammed ben Soyouti, professeur à la Médersa de Tombouctou
id
6. Mohammed Ould Sidi Othman, à Oualata
id
7. Al Hadj Malik Si, à Tivaouane
Sénégal
8. Serigne Amadou Bamba, à Diourbel
id
9. Aynina Sek, Cadi de Saint-Louis
id
10. Alioune Diagne, cadi de Dakar
id
11. Fodé Kadialiou, Bagdadia, par Sédhiou
id
12. Karamoko Dalen, à Timbo
Guinée Française
13. Tierno Aliou Doulon Ndiang, à Labé
id
14. Alfa Mam Thiam, à Dinguiraye
id
15. Fodé Ansoumana, à Kindia
id
16. Karamoko Amadou Kamara, à Kankan
id
17. L'imam Kounandi Timite, à Bondoukou
Côte d'Ivoire
18. L'imam Paraiso, à Porto-Nova
Dahomey
19. Malam Chetima, à Zinder
Ter. Mil. Niger
20. Al Adji Sliman, à Agadez
id


*** A travers ce quartier de la Médina, Seydil Hadj marqua de façon indélébile son amour incommensurable à l'égard du prophète, mais également la capacité sienne à capter les consciences.

Par ailleurs, avec cet amour et son dévouement vis-à-vis du prophète, il en arriva à dire qu’il relèverait le défi d’être au moins le cinquième khalife du prophète après les illustres compagnons : Abou Bakr, Umar, Uthman et ‘Aly.

 

AUTRES TERRITOIRES DE L'AFRIQUE

 

En grand Missionnaire, Maodo ne pouvait ignorer les espaces importants de l'Afrique de l'Ouest. Alors, même s'il ne s'est personnellement déplacé, il a quand même envoyé ses représentants.

Ci-après, quelques exemples :

- En Côte d'Ivoire, il fut représenté, entre autres, par Serigne Amadou Bouya Gueye, El Hadji Médoune Cissé,
- En Gambie, par Serigne Balla Diop, Tafsir Demba Diagne Mbaye etc.
- En Guinée Bissau, Thierno Mamadou Diallo, Thierno Boubacar Binago...
- Au Gabon, El Hadji Ndary Mbaye, qui fut d'ailleurs à l'origine de la construction de la Mosquée Centrale de Libreville,

... pour ne citer que ces exemples.


LA CAPITALE DE LA METROPOLE


El Hadji Abdoul Hamid Kane, un Khalife de la Tidjanyya, mais disciple de Seydil Hadj Malick est l'un des acteurs principaux dans le projet de construction de la Grande Mosquée de Paris. En 1922, la première pierre de la grande mosquée est posée.


LA CAPITALE DU SENEGAL


Saint-Louis est pratiquement le point de départ des expéditions de Maodo, comme il en est le lieu où la boucle fut bouclée.

En 1922, année de la pose de la première pierre de la grande mosquée de Paris, Serigne Babacar Sy, son héritier spirituel, venait d'achever la construction de sa mosquée de Saint-Louis dont il lui remit les clés... Acte fort remarquable qui symbolise le clou de son apostolat et le passage de témoin entre l'apôtre et son successeur et héritier, car hélas, nulle créature n'est éternelle...

Seydil Hadj Malick quitte ce monde à la même année, précisément le 27 juin 1922.

Une bonne méditation sur la vie bien remplie de cet homme, nous amène à nous demander, s'il n'était vraiment un prophète...

 

 

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